
Communiqué de presse
pour diffusion immédiate
Partenaires du Parc Écologique de l’Archipel de Montréal (PPÉAM)
Les Partenaires encouragent la Communauté métropolitaine de Montréal à adopter un Plan métropolitain d'aménagement et de développement ambitieux pour les milieux naturels
Montréal, le 1er décembre 2011 - Au terme du processus de consultations publiques qui a su inspirer une participation record, le PPÉAM, formé de plus de 90 organisations, demande à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) d’adopter un Plan ambitieux à l’égard des milieux naturels et des espaces verts et bleus en général. Plusieurs partenaires, entres autres, ont plaidé pour la protection des derniers espaces verts et bleus de la CMM, en exigeant la création d’une ceinture verte et d’un réseau vert de forêts, de milieux humides, de terres agricoles, de plaines inondables et d’iles, tous reliés par les corridors verts, les ruisseaux et les grandes rivières qui sillonnent le Québec méridional – le Parc Écologique de l’Archipel de Montréal. La CMM est à quelques jours de se doter d’un Plan qui pourrait véritablement donner le coup d’envoi à des mesures permettant la préservation d’une vaste zone de conservation pour la région métropolitaine de Montréal, comme c’est déjà le cas pour d’autres grandes métropoles mondiales.
Les Partenaires plaident en faveur de la zone agricole et pour la restauration des écosystèmes détériorés. Le PPÉAM encourage aussi vivement la CMM à être encore plus ambitieuse, soit de bonifier le PMAD en faveur d’un moratoire sur le dézonage agricole pour au moins les 20 prochaines années. En plus des mesures de conservation et de reboisement, le PMAD se doit d’inclure des plans de restauration des milieux humides et cours d’eau dégradés en plus des terrains contaminés afin d’assurer la restauration d’au moins 15 % de l’écosystème en conformité avec les nouveaux objectifs de Nagoya. Le réaménagement des nombreux terrains contaminés (brownfields) de la région offrent un fort potentiel économique, social et environnemental, afin de réduire la pression sur les milieux naturels et agricoles.
« Il est de plus en plus établi que les milieux naturels procurent à la collectivité une gamme de bienfaits économiques et sociaux fournis par la création, la préservation et l’intendance du capital naturel », a déclaré M. Karel Mayrand , directeur général de Fondation David Suzuki pour le Québec, « La Fondation David Suzuki a évalué, à l’aide d’experts, la valeur des biens et services écologiques fournis par les milieux naturels des régions de Toronto et de Vancouver, qui a été établie à $3,487 et $3,880 par hectare par année, respectivement. Ces valeurs, qui peuvent être transposées aux milieux naturels de la région métropolitaine de Montréal, ne représentent qu’une fraction de la valeur totale des biens et services écologiques que les écosystèmes naturels apportent à la collectivité métropolitaine de Montréal ».
M. Guy Garand, directeur général du Conseil régional de l'environnement de Laval, a pour sa part constaté, « que le développement immobilier et routier en dehors des zones urbaines est réalisé au détriment des milieux naturels et des territoires agricoles. Dans les quatre dernières décennies, la CMM a subi une perte et une altération accélérées de ses milieux naturels. Cela a pour effet de nuire à notre santé, de diminuer notre capital naturel et d’entraîner une perte économique des services rendus par les milieux naturels.» M. Garand a souligné, « que les trois grandes Îles de la rivière des Mille-Îles et la rivière des Mille-Îles sont des écosystèmes uniques de la région métropolitaine de Montréal, elles doivent être incluses dans le PMAD ».
« Plusieurs villes à travers le monde se sont déjà dotées de ceintures vertes, notamment Londres, Berlin, Amsterdam, Portland en Oregon, Vancouver. Montréal a la possibilité et la responsabilité de le faire aussi. Cette ceinture doit être accompagnée d’une trame verte constituée de corridors verts pénétrant les zones densément urbanisées, permettant ainsi une meilleure circulation de la biodiversité et offrant à la population urbaine un accès de proximité à la nature », a pour sa part affirmé Mme Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional de l'environnement de Montréal.
Dans le même sens, M. Patrick Asch, directeur d’Héritage Laurentien, a déclaré, « Il faut que la CMM prenne les mesures nécessaires pour protéger et naturaliser les derniers espaces verts urbains. » M. Asch a ajouté « Les résidents réclament de plus en plus un accès à des milieux à caractère naturel. Perdre par exemple un site facile à naturaliser tel le terrain Meadowbrook serait, pour des communautés ayant souffert de problématiques d’urbanisation majeures, une injustice environnementale incroyable. Nos communautés urbaines méritent de pouvoir bénéficier des mêmes types d’accès à la nature que tout autre résident de la CMM ».
M. David Fletcher, vice-président de la Coalition Verte, a poursuivi, « Comme Mme Helen Fotopulos, présidente de la commission de l’aménagement, l’a dit dans le rapport de consultation du PMAD, Au chapitre de la fiscalité municipale, nous constatons que le cadre actuel n’est pas adapté à une gestion durable de l’urbanisation. - Nous sommes d’accord avec le fait qu’un développement métropolitain durable requiert un nouveau modèle de fiscalité municipale qui permettrait de préserver notre capital naturel ».
En conclusion, pour sa part, M. Tommy Montpetit, porte-parole du PPÉAM, déclare, « Il faut une protection forte pour notre patrimoine naturel; quelque chose que nous pourrons léguer aux générations futures. Le temps est venu pour la CMM d'adopter un PMAD ambitieux pour la sauvegarde des derniers espaces naturels de toute la région métropolitaine — urbain et périurbain ».
-30-
Communiqué de presse pour diffusion immédiate
Partenaires du Parc Écologique de l’Archipel de Montréal
Les maires et conseillers se prononcent en faveur du Parc Écologique de l’Archipel de Montréal.
La Fondation David Suzuki s’est jointe à la cause.
Montréal, le 11 septembre 2010, Conférence de presse et pique-nique – Aujourd’hui au Parc Lafontaine, les Partenaires du Parc Écologique de l’Archipel de Montréal (PPÉAM) se réunissent pour célébrer l’Année Internationale de la Biodiversité2010 et promouvoir la création d’une ceinture verte pour Montréal et le Sud-Ouest du Québec. Les rangs du PPÉAM s’agrandissent, plus de quatre-vingts (80) organismes partenaires, le double depuis son lancement en 2007. Quatorze (14) villes et arrondissements se joignent au partenariat, Ahuntsic-Cartierville, Beaconsfield, Boisbriand, Boucherville, Brossard, Côte Saint-Luc, Hudson, Longueuil, Montreal-Ouest, Plateau Mont-Royal, Rosemont--La Petite-Patrie, Sainte-Anne-de-Bellevue, Senneville, et Westmount.
Au micro à 13h. En tant que Maître de cérémonie, Monsieur Thomas Mulcair, Ministre du Développement durable de l’Environnement et des Parcs de 2003 à 2006, va présenter les maires et conseillers qui prendront la parole en faveur du projet du ParcÉcologique de l’Archipel de Montréal et annoncer que la prestigieuse Fondation David Suzuki s’est jointe à la cause. Monsieur Jean-Patrick Toussaint, Chef, Projets Scientifiques de la Fondation, sera l’invité spécial de l’événement.
Des Basses-Laurentides à la frontière des États-Unis – De Sorel à la région du Suroit
Le but de cette démarche collective est de sauvegarder un minimum de 12 % du domaine bioclimatique de l’érablière à caryer cordiforme du Sud-Ouest du Québec. Ce patrimoine naturel est menacé de disparition alors qu’il fait l’objet de la plus grande biodiversité au Québec. Le projet de parc vise ce vaste domaine écologique dont la superficie s’étend des Basses-Laurentides jusqu'à la frontière américaine et du Suroît à Sorel. Ce projet d’envergure compte établir une ceinture verte pour Montréal et le Sud-Ouest du Québec - une ceinture verte de forêts, de milieux humides, de plaines inondables et d'îles, tous reliés par les corridors verts, les ruisseaux et les grandes rivières qui sillonnent le Québec méridional.
Il est temps d’agir – la dégradation se poursuit.
Le domaine bioclimatique, zone cible pour le Parc Écologique de l’Archipel de Montréal, possède la plus riche biodiversité de tout le Québec; toutefois 85% de sa couverture forestière et 95% de ses milieux humides ont été anéantis, et la plupart des ruisseaux ont été modifiés. Cette zone a subi la plus grande perte et fragmentation d’habitats, et comporte le plus grand nombre de plantes et d’animaux menacés dans tout le Québec. Seulement 3.4% du domaine est protégé comparativement à la norme internationale de 12 %. La ville de Montréal n’a protégé que 5,2% de toute l’île de Montréal en milieux naturels; 9.6% du territoire comporte des sols contaminés.
Tout n’est pas perdu. Plusieurs villes en sont la preuve dont, Ottawa, Toronto, Vancouver, et Longueuil.
Les ceintures vertes d’Ottawa et de Vancouver sont reconnues comme modèles de réussite à travers l’Amérique du Nord. Toronto protège ses bassins versants depuis 1954. Depuis 2005, l’Ontario et Toronto ont créé une ceinture verte de 728,000 hectares. Sur la scène locale, l’Agglomération de Longueuil est devenue un leader à l’avant-garde de la protection des milieux naturels en assurant la préservation remarquable de 13% de son territoire.
Le Québec et le Canada doivent honorer leurs engagements face à la Convention sur la biodiversité
Le PPÉAM s’inquiète de voir disparaître rapidement les milieux naturels. Ils demandent donc que les gouvernements fédéral et provincial remplissent leurs engagements légaux concernant la Convention sur la biodiversité des Nations Unies signée en 1992 - lorsque monsieur Jean Charest occupait le poste de Ministre de l’environnement au gouvernement fédéral - et appuyée par l’Assemblée nationale. L’ONU signale que des gouvernements à travers la planète n’ont pas réussi à respecter leurs obligations de « l’Objectif 2010 », année cible pour réduire la perte de la biodiversité et la modification des habitats, maintenir l’intégrité des écosystèmes, etc. Aujourd’hui, tout comme il l’a fait le 1er octobre 2007, le PPEAM exige la création du Parc Écologique de l’Archipel de Montréal, un moment tout à fait approprié pour appliquer les règles internationales, surtout au cours de l’Année Internationale de la Biodiversité.
-30-
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

De gauche à droit : homme non identifié, conseillère Anne Barabé, (Boucherville), femme non identifiée, conseiller Wade Staddon, (Beaconsfield), conseiller Ryan Young, (Sainte-Anne-de-Bellevue), conseillère Diane Piacente, (Hudson), conseillère Julie Tasker-Brown, (Montréal-Ouest), conseiller Alex Norris (caché), (Plateau-Mont-Royal), conseiller Dennis Dicks (caché), Senneville, conseillère Josée Duplessis, (Plateau-Mont-Royal), maire Luc Ferrandez, (Plateau Mont-Royal), conseiller François Limoges, (Rosemont-La Petite-Patrie), maire Pierre Gagnier, (Ahuntsic-Cartierville), conseiller Albert Beaudry, (Longueuil), maire suppléant Zaki Thomas, (Brossard), conseillère Monique Bastien, (Longueuil), Jean-Patrick Tousainte, (Fondation David Suzuki), David Fletcher, (porte parole du PPEAM).
Absents de la photo : conseillère Theodora Samiotis, (Westmount), conseiller Alexandre Plante (Brossard), conseillère Dida Berku, (Côte Saint-Luc), conseiller Richard Bergeron, (Plateau-Mont-Royal, Chef, Projet Montréal).
Photo : Tommy Monpetit 2010. Composition : Glenn Garner
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Les partenaires lancent le projet de créer le
Parc Écologique de l’Archipel de Montréal
Montréal, le 1er octobre 2007- Pour la première fois, 42 organismes de la grande région montréalaise préoccupés par l’avenir des milieux naturels unissent leurs forces pour demander la protection des derniers milieux naturels du domaine bioclimatique de l’Érablière à caryer en une vaste zone de conservation. Le but de cette démarche collective est de créer un nouveau parc national, le Parc Écologique de l’Archipel de Montréal, pour préserver les derniers espaces naturels dans le sud-ouest du Québec. Les partenaires invitent aujourd’hui tous les paliers de gouvernement à appuyer le projet de parc afin d’assurer qu’un minimum de 12% de ce domaine écologique soit protégé à perpétuité. Les organismes demandent qu’une action politique soit rapidement entreprise pour protéger concrètement ce patrimoine naturel menacé de disparition, alors qu’il recèle la plus grande biodiversité au Québec.
Depuis des années, des citoyens et des organismes travaillent pour qu’un tel parc voit le jour. Les milieux naturels feront partie d’un nouveau concept unique visant à protéger et à mettre en valeur une mosaïque de forêts, de milieux humides, de corridors verts et d’îles reliés entre eux par les grands cours d’eau qui sillonnent le Québec méridional afin de créer le Parc Écologique de l’Archipel de Montréal. À ce jour, plus de 100 sites d’importance ont déjà été identifiés dans la zone de conservation ciblée qui se situe dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres à partir du centre de l’Île de Montréal.
La région métropolitaine québécoise accuse un grave retard
Montréal est classée bonne dernière parmi quatorze autres villes canadiennes pour la superficie d’espaces verts per capita, ce qui n’est pas étonnant quand on constate que seulement un peu plus de 3% du territoire naturel Montréalais est actuellement protégé, 0,73% du territoire de Laval et 3,69% pour la Montérégie. Quand aux régions du Suroît et Mirabel-Blainville, les pressions sur leur territoire sont énormes avec l’augmentation de plus de 30% de leur population au cours des cinq dernières années. En comparaison, Toronto possède déjà depuis 1954 un programme pour la protection du bassin versant de la région métropolitaine. Ainsi en 2005, l’Ontario s’est doté d’une immense ceinture verte (environ 720 000 hectares) dans la région. Quand à la Colombie-Britannique, il y a trente ans de cela, cinq millions d’hectares ont été mis de côté pour protéger les terres agricoles et les milieux naturels autour des centres urbains. La ceinture verte à l’intérieur et autour de Vancouver est reconnue comme un modèle de réussite à travers l’Amérique du Nord.
Le Québec et le Canada doivent honorer leurs engagements légaux face à la Convention sur la biodiversité
Les organismes partenaires et tous les citoyens qu’ils représentent s’inquiètent de voir disparaître rapidement les milieux naturels qui les entourent comme ils s’inquiètent des changements climatiques. Ils demandent donc que les gouvernements fédéral et provincial remplissent leurs engagements concernant la Convention sur la biodiversité des Nations Unies, signée en 1992, alors que monsieur Jean Charest occupait le poste de Ministre de l’environnement au gouvernement fédéral. Cette convention a été par ailleurs appuyée par l’Assemblée nationale du Québec. Ces engagements doivent conduire ultimement à mieux protéger la biodiversité sur l’ensemble du territoire. Les organismes partenaires sont convaincus que la création du Parc Écologique de l’Archipel de Montréal permettrait de remplir ces engagements.
Le regroupement de partenaires aujourd’hui formé invitent tous les organismes intéressés par ce projet à se joindre à eux pour le mener à bien. Ce lancement n’est évidemment que le début des démarches collectives visant la protection et la mise en valeur réelle des milieux naturels de la région.
| Accueil |
|---|
| Communiqué |
| Les Cartes |
| Les Lettres |
| L'actualités |